Des échanges sur les posts, des discours enflammés et animés, des mp en douces, parfois des désaccords puis des années après, pour le meilleur et le pire, on est toujours unis....
Et un grand merci au forum pour les amitiés qui en sont nées dont une spécialement... Toi, mon frangin...
------- Alors tant d'attente pour une présentation ??? c'est parti !!! -------
Les origines :
Mon histoire avec la Clio a commencé lors de mes 12 ans. A l’époque, déjà passionné par les Renault et Alpine mais surtout par la super 5 Gt Turbo, j’ai vu pour la première fois la Clio au travers d’une publicité distribuée en Boîte aux Lettres. C’était une photo d’un œuf rouge vif et lorsqu’on tirait une languette, une Clio rouge apparaissait. Dans la même semaine, une publicité sur ce même thème passait à la télévision.
Ce fut mon premier choc… Belle dans son rouge sport, plus moderne et novatrice que la super 5, qui était une auto actuelle à son époque. Mais le GtTurbo me tournait toujours la tête ( pratiquement au même titre qu’une Turbo5 ou une Berlinette ).
Quelques mois plus tard sortait la Clio 16S, digne descendante de la super 5 GTT… je vous passe mes heures de lecture sur tout ce qui concernait son sujet et les déceptions quand je lisais les essais mais ce fut le grand coups de foudre… celui d’une vie. Le beau, le magique et le vrai tout comme celui qu’on rêve avec sa femme… Un regard, un frisson, une passion de tous les jours – Je n’avais alors que 13 Ans. Je l’ai fantasmé cette voiture, rêvé, et tout jeune, je voulais l’avoir « quand je serai grand ». Dès que nous roulions, avec mes parents, je me projetais dans l’avenir en imaginant ce que c’était de rouler en 16S ; j’analysais tous les mouvements de mon père, les réactions de la voiture et rêvais.
2 ans plus tard, je suis à Paris chez mes cousins. L’un deux travaillait à Renault Champs Elysée. Connaissant ma passion pour la marque et Alpine, il avait appelé dans l’après midi pour prévenir sa femme qu’il y avait une A610 Le Mans en stock et qu’il fallait que je la vois.
Elle m’y a donc emmené et nous sommes rentrés en Alpine le soir. Je passe mes impressions et souvenirs à ce sujet. Simplement, le temps que mon cousin sorte l’alpine des sous-sols, je me suis retrouvé dans le hall d’entrée principal où se trouvait une Clio sublime. Elle était rouge comme dans la publicité ! Mais celle-ci avait quelque chose de plus méchant. Plus méchant même qu’une Williams ( déjà sortie entre temps ). Elle était large, super basse. Elle avait des jantes larges et plus belles que la 16. Une sortie sur le côté comme les vieilles Gordini. A priori rien de particulier en dehors d’un arceau. Ce fut mon deuxième coups de foudre et depuis, celui-ci ne m’a jamais quitté. J’avais demandé à l’époque ce que c’était comme Clio. Il m’avait alors répondu une Clio préparée par Renault Sport que le client avait commandé et ramené. 15 jours à rouler tous les jours dans Paris avec et trop d’ennuis avec la Police. Elle était dans le Hall d’exposition. Et ce jour là, je me suis promis que c’était cette Clio que j’aurai.
A mes 15 ans, mon père et mon oncle parlaient de voitures… ils repensaient à toutes leurs autos.
Mon père voulant changer son GTT et mon oncle sa GTI, ils bavaient devant la 16 tout en la décriant devant les essais Presse. Je ne sais toujours pas pourquoi mais je leur ai dit que je serai le premier à avoir cette Clio. Je vous passe l’amusement de ces deux là et les moqueries du style « passes ton Bac et ton permis et on en reparlera »… Mais j’ai bien été le premier à avoir une Clio !!! Une Williams de 94 à 19 ans, achetée dans le 29 ( Audierne - lieu de résidence secondaire de mes parents ).

Mes infidélités :
Ma première voiture ayant été un GtTurbo Alain Oreille et mon permis qui a sauté dans la journée de son obtention… 215 Km/h sur le périphérique limité à 90… C’était une autre époque. Deux ans après, une super 5 Baccara accidentée, remplacée par un 2ème GtTurbo, vendu et remplacé par la Williams… qui a été volée et retrouvé un an après. Durant ce temps là, et un peu blasé de l’histoire avec ma Williams, j’ai roulé en super 5 Baccara et en Uno Turbo I.e…. On continue les essais d’autos et vont se succéder une 205 GTI Club 140cv, un Corrado VR6 US, une Golf 2GTI-16, une Golf VR6 avec VR6 2.9L, un coupé BMW M3 3.2L E36…. Je vous passe l’épisode des Baccara qui m’ont coûté des emmerdes et une fortune – des vraies merdes qui coûtent le budget en entretien et en assurance de GtTurbo et de 16.

Durant toutes ces années, je lisais énormément la presse automobile et je revenais toujours à la Clio… les articles d’origine, les essais tuning ou de préparateurs, les revues spécialisées en Rallye ainsi que tous les catalogues de pièces de compétition. De même, je me replongeais dans ma collection de documentation commerciale Renault… toujours et encore, la Clio me chavirait le cœur.
Le retour aux Renault : objectif Clio.
Et puis, toutes ses voitures ne me correspondaient pas… Trop de ceci, pas de cela, pas assez de patati et trop de patata… Je voulais quelque chose qui me correspondait… Petit gabarit mais nerveux et surtout, teigneux.
Ma mère me lança un jour « et pourquoi ne rachètes tu pas une Clio 16 ou williams ? »… depuis cette phrase, mes parents se sont mis à la recherche de la Clio ultime et de mon côté, aussi.
Williams N°2 : Clio Williams de 1994…89 000 km--------------------
1994, 89 000 km, Particulier du 85 ( Vendée ), 10 000 euros. 2ème main.
J’ai racheté une Williams de la même année que celle volée… 94. Pour moi, la Clio sportive est la Clio 16… tellement désirée et chérie étant gosse et tellement plus marrante à conduire. La vente du M3 aidant, je me suis mis à vouloir en plus une 16…. (et puis une autre et encore une autre…. )
La Williams fut préparée, malgré tout, chez Olyméca dans son fief natale. Environ 4000 euros de préparation ( moteur + jantes + amortisseurs ). 183 cv au banc et 23 nm de couple. Je l’ai vendu à un mec bossant chez Norauto, passionné aussi des Renault sportives. Il ne l’a pas gardée très longtemps pour acheter un GtTurbo.
Je l’ai vendu pratiquement le prix que je l’avais acheté.

16V N°1 : la « neuve » ou la « pour le meilleur et le pire, envers et contre tout »---------------------
Juillet 1994, environ 80 km, Concession de Nantes, 6600 euros. 1ère main.
Le hasard faisant parfois des miracles, je discutais avec un client… J’étais négociateur immobilier. Bavant sur ma Williams et une discussion en entraînant une autre, il me dit qu’il avait vu une 16V chez Renault lors d’une porte ouverte. Je le pris pour un fou quand il me dit qu’elle était neuve vu que la voiture avait presque 6 ans.
Je suis allé à cette concession et là, le coup de masse. Comme j’en avais vu 10 plus tôt, une Clio 16V… rutilante avec les pneus huilés. Je regarde le compteur… je n’en croyais pas mes yeux. Même pas 80km !
J’ai bondi et harcelé les vendeurs pour avoir des infos… Personne ne sut me répondre d’où sortait cette merveille. J’ai laissé mes coordonnées en insistant de me rappeler et que j’achetais la voiture Cash ( quitte à revendre mes Clio derrière ).
J’ai relancé plusieurs semaines avant d’avoir un contact… et j’ai eu des sueurs froides lorsque j’ai vu que, la semaine suivant ma visite, la voiture avait disparu.
C’est grâce au patron de ma mère, propriétaire de plusieurs 16, d’Alpine 5 et 5 Turbo… que j’ai pu l’acheter. Sans oublier l’appui du Directeur de Concession Quimper qui a fait le forcing et le nécessaire auprès du réseau.
C’est très émouvant ! j’ai déjà acheté des voitures neuves mais prendre possession d’une voiture neuve, six ans après sa sortie, c’est troublant. C’est comme-ci, aujourd’hui, on trouvait une A110 neuve en concession.
Bref, il a fallu la roder… j’ai eu de grosses factures vu qu’elle n’avait jamais roulé. Aujourd’hui, c’est la seule survivante de mes Clio… et je me suis vraiment battu pour la garder celle-là. Elle compte aujourd’hui 48 000 km et va servir, hélàs, de base de préparation.

Je vous mets une petite photo pour vous montrer ce que Sylvain avait dû traverser durant 600 bornes pour venir me changer ma colonne de DA… quelques 10 cm de neige en moins de 3 heures !!! du jamais vu sur Nantes…
Sans compter, qu’après son interminable périple, il s’est levé tôt le lendemain pour bosser sous le froid glacial et repartir directement après pour le Nord !!!

16V N°2 : dîte « 16prépa ». --------------------
Janvier 1995, 53 000 km, Particulier du 44 ( Nantes ), 6000 euros. 2ème main.
Quelques mois passent… mon désir d’obtenir une Clio un peu plus virulente grandissant, je voulais préparer mes titines. Mon père me conseilla de m’abstenir… Une Clio Williams, même rééditée, serait un collector et une Clio 16V neuve deviendrait une Berlinette pour les générations à venir. Soit ! on ne touche pas aux existantes… on en rachète une autre juste pour ça… Mon objectif, une Clio 16S sans aucune option de 1991, rouge… et trouver les pièces équipant celle que j’avais vu à Paris presque dix ans plus tôt. La fameuse rouge que j’avais vu étant gosse était une… Une véritable Coupe « Kit Client ».
Les recherches de phase 1 n’ont abouti à rien… des tunées… beaucoup ! des rincées… énormément ! des équipées d’options… rien qui me bouleversa.
Je me penche à nouveau sur les phase 2… et crac, une Bleue et de 1995 encore ! même finition. Elle n’a que 53 000 km. Son proprio l’a acheté pour sa femme qui voulait une 206 s16. Après l’achat de la Peugeot, il s’en était servi en tant que voiture de reconnaissance pour le rallye. Elle était 100% d’origine en dehors de 4 Bilstein. Ne voulant pas l’abîmer, il se résolut à acheter une 205 Rallye.
Ce fut ma base… Un beau de chèque de 6000 euros après négociation et me voilà à son volant.
Et on y va : commande de catalogues Renault Sport puis les pièces vont alors suivre. Le tout monté chez Olyméca en Vendée. Première sortie au banc : 165cv et 21 nm de couple. Facture globale de la préparation moteur/châssis/freinage : environ 7000 euros.
Ca marche bien mais sans plus… Grosse déception. La williams marche presque aussi bien qu’elle. Ma 16V, neuve en rodage, marche presque aussi bien que les deux. ??? Ironie quand tu nous tiens.
Je me renseigne à droite et gauche… tout le monde me conseille de changer de moteur et de partir sur le 2L. Une idée qui me convenait moyennement.
Je me dis alors que j’allais peut être la revendre et financer une nouvelle williams qui serait ma base de préparation. Mes parents continuaient, en parallèle, à me trouver ma perle.
J’ai acheté une nouvelle Clio sans me résoudre à vendre celle là.
Je m’en suis séparée, longtemps après, lorsque les ennuis ont commencé à arriver. Vendue plus de 9000 euros.
16V N°3 : Mon Grand Amour… ---------------------
Mars 1994, 16V CUP, moins de 15 000 km, Concession, 8000 euros. 2ème main.
Sur la recherche de mes parents, arriva une nouvelle petite sœur. Une Clio 16V CUP millésime 95. Ma mère étant en contrat avec Renault par sa boîte, elle devait changer de véhicule tous les 2 ans ou 60 000 km.
Le siège de la société étant à Cambraie, nous devions prendre livraison des voitures là-bas.
Le directeur étant un fou d’Alpine et de Renault Sport, il y avait un show room… dont trois Clio sur deux plateaux tournants et une grosse voiture jaune avec des sigles bleus. Deux 16V bleu de 95 et une williams de 93 accompagnées d’une A610 Le Mans. Mes parents se sont dits que vu ma passion, que le directeur me connaissait depuis que j’étais gosse, qu’il y avait peut être possibilité…
Ma belle… moins de 15000km. Je me souvenais avoir bavé des heures sur la williams et la 16V… mais la deuxième 16V avait quelque chose de bestiale. Un train large comme sur les williams mais avec le carrossage des 16. Elle était hyper basse… Une ligne Devil ( ouah !!!) qui sortait sur le côté comme sur les vieilles Corvettes Stingray. Elle était vraiment superbe… Un intérieur et des logos spéciaux… « CUP », elle était badgée Renault Sport un peu partout. Il n’en fallait pas plus à un jeune, fou de Renault. J’avais les documentations de toutes les Renault sorties depuis la R20 et jamais, je n’avais vu cette version de Renault. L’intérieur bleu des sièges, de la moquette et ceintures était superbe et plus beau que sur la williams. Les fonds de compteur Renault Sport blancs ne ressemblaient pas à ceux utilisés en tuning… la voiture était en Fasback… Il y avait un arceau en kit, un autre silencieux Devil, un tas de stickers. Il me fallu attendre quelques mois avant de pouvoir en prendre possession.
Le directeur avaient ces voitures en véhicules de collaborateurs/Direction et avait racheté la Williams et l’Alpine. Il n’était pas très chaud de se débarrasser de ses jouets. Il sortait la Cup de temps en temps. Il ne m’avait pas dit grand-chose à son sujet ; certainement, pour ne pas trop susciter mon intérêt. J’ai appris que longtemps après ce qu’était cette voiture. Tout ce que je savais, c’est que je la voulais… elle me rappelait tellement cette fameuse rouge. Encore un bleue et encore une phase 2 mais alors quelle Clio !!! Quand il m’appela pour me donner sa réponse, j’ai failli fondre en larme. Ni une, ni deux… j’ai fait le chèque… et j’ai eu le droit à un super poster de la Maxi GrA en vue fantôme et un beau porte-clé Alpine de la Le Mans. Lorsque je suis allé la chercher, elle avait tous ses stickers collés mais il m’en avait fourni des planches neuves en sus.
J’ai roulé tous les jours avec avant de la rendre plus civile. Elle a été refaite à neuf – quasiment toutes les pièces ont été recommandées… certaines en double lorsque j’ai su ce qu’était la voiture et j’en ai fait profité mes autres Clio. Elle a été accidentée à la Baule en 2004 ou 2005… Une voiture est venue m’emboutir et le verdict : VGA. Volée dans l’état et jamais revue ou récupérée depuis.
Mon plus regret qui me hante toujours. Clio Cup POWAAAAA !!! D’où mes recherches incessantes de pièces Coupe. Hein les gens ! arrêtez de les refourguer à n’importe qui !!! et le déchirement quand j’ai du vendre l’une de mes lignes latérales au mois d’avril. Au moins, je pense qu’elle est dans les mains d’un passionné et ça, c’est l’essentiel !!!

Williams N°3 : Clio Williams de 1995…105 000 km----------------
Décembre 1995, 105 000 km, Particulier du 35 ( Rennes), 7000 euros. 2ème main.
Comme les moyens me le permettaient encore, que j’avais déjà 3 Clio, je me suis dit qu’une de plus ne changerait plus rien. Une Williams manquait dans ma collection. J’ai racheté une Williams de 1995. Voulant la préparer, je ne voulais pas tuer une numérotée. Celle-ci reçut pas mal de pièces d’origine de ma Cup ainsi que des pièces GrN Renault Sport. La première préparation en elle-même ne m’a pas coûté très cher. Aux alentours de 2000 euros ( hors pièces Cup ). Je suis parti sur la même que celle vendue. Ca marche toujours pas fort – comme quoi le moteur n’était pas rincé sur la première.
Je l’envoie chez et bilan : 192 cv, 21 nm de couple, rupteur 8000 trs/min.
J’ai pas trop eu le temps d’en profiter… elle a été volée et détruite durant cette fameuse nuit.
Elle a été dépouillée et retrouvée brûlée
Williams N°4 : dîte « Pseudo Williams »-----------------------
Caisse de Novembre 93, moteur et carte grise de 1991, Caisse 147890 km et moteur ???? km réels, un pôte du 44 ( Nantes ), ??? main.
En Gros… Un copain de lycée se lance à son tours et achète une Williams de 1991. Il se la fait dépouiller dès le début. En la remontant, il s’aperçoit que la caisse est pourrie et qu’il y a pleins de trucs louches. Rien ne correspond.
On se renseigne et il s’agit d’un swap de 16s. Voulant une Williams absolument, il décide de partir sur une nouvelle acquisition et me demande de lui céder mon moteur d’origine de ma deuxième Williams.
Au final, je lui ai échangé mon moteur contre son pseudo Williams. Elle va servir de caisse de circuit ou pour remonter la cup à sylvain.
16 S N° 1 : dîte « L’étoile filante»----------------------
1991, un garage à côté de chez moi dans le 44 ( Nantes ), 1000 euros, ? main.
J’ai acheté cette 16 s – bleue, TOE, ailes arrière cloquées… moteur serré… je l’ai revendu immédiatement au prix que je l’ai acheté. J’étais en période de rupture et un déménagement improvisé m’a contraint à la dégager. Pas de regret, ce n’était pas une bonne base.
Elle est restée plusieurs mois chez ce garagiste…

